Victor Fabre : « l’IUT m’a beaucoup plus aidé que l’école de commerce »



Pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Victor Fabre, diplômé de l’Université de Limoges, j’ai 25 ans. Je suis originaire de Tulle en Corrèze. Après mon bac, je suis parti pour un DUT Techniques de Commercialisation à l’IUT du Limousin. J’ai été plongé dans le monde du commerce que j’ai tout de suite adoré ! Mon stage de fin de DUT, je l’ai fait avec un entrepreneur, à Tulle. A l’époque, mon projet professionnel était justement d’être entrepreneur ! Puis, en voyant la « galère » que vit un.e entrepreneur.e au quotidien, j’ai décidé que je ferai plutôt ma vie dans une grande boîte, dans le marketing. A la base, j’avais prévu d’arrêter mes études après le DUT. Puis c’est en discutant avec un des professeurs de l’IUT, Monsieur Mazières, que j’ai réalisé qu’il fallait que je continue.

Comment votre formation à l’IUT vous a-t-elle aidé à monter votre projet ?
Très honnêtement, l’IUT du Limousin m’a beaucoup plus aidé que l’école de commerce ! A l’IUT du Limousin, j’ai appris 90% de la théorie que je connais maintenant sur le commerce. C’est aussi à l’IUT du Limousin que j’ai appris à travailler en groupe, même si cela voulait dire quelque nuits blanches à finir un projet, mais ça reste de très bon souvenirs ! A l’IUT du Limousin, j’ai eu mes premiers cours sur l’entrepreneuriat, autant sur « comment monter son entreprise » que « qu’est-ce qu’un.e entrepreneur.e ». En d’autres termes, vu que le commerce était un monde inconnu pour moi, l’IUT du Limousin m’a plongé dedans et m’a permis d’apprendre les règles de bases. Ces règles me servent dans mon quotidien d’entrepreneur.

Pouvez-vous nous partager un souvenir clé de votre formation à l’IUT ?
C’est justement la conversation que j’ai eu avec Monsieur Mazières. Sans cette conversation, je ne serai pas allé en école de commerce, je n’aurai pas rencontré mon associé et je n’aurais peut-être jamais été entrepreneur. Il m’a donné envie de poursuivre mes études, ce qui était je pense la bonne décision pour moi. J’ai intégré Montpellier Business School par le concours Passerelle.

Comment vous êtes vous lancé dans l’entrepreneuriat ?
Tout s’est joué sur ma dernière année en école de commerce. Mon associé, Kevin Bensimon n’était à l’époque qu’un ami. Puis, il a réussi à me convaincre de m’associer avec lui, peu importe le projet. A ce moment là, mon projet professionnel était toujours de travailler dans le marketing pour une grande entreprise. Cependant, la dernière année d’école étant en alternance (que j’ai réalisée en grande entreprise justement), je me suis aussi rendu compte que ce style de vie n’était pas pour moi. Kevin ressentait exactement la même chose de son côté, chez Microsoft. Nous souhaitions entreprendre, et ce rapidement. On a étudié le marché avant d’être diplômés et on a lancé l’entreprise quelques mois après la fin de l’école, en Mars 2017.

Nous avions 3 projets en tête, et c’est celui des douchettes WC qui est resté ! En testant le produit, on s’est aperçu que les Français avaient un réel problème avec la brosse à toilette. Cette dernière est pleine de bactérie, goutte et est désagréable à utiliser. Du coup on a crée VIVO. VIVO, c’est la première douchette WC qui permet de se passer de la brosse à toilette et du papier toilette. C’est une douchette haute pression qui permet de nettoyer la cuvette des WC, ainsi que de remplacer le papier toilette, étant donné que la pression est réglable.
On a étudié le marché avant d’être diplômés et on a lancé l’entreprise quelques mois après la fin de l’école, en Mars 2017.

Quel conseil donneriez-vous à un.e. étudiant.e qui souhaiterait monter son entreprise ?
J’ai 3 conseils. Le premier, c’est d’AGIR. Peu importe si c’est une heure d’étude de marché sur internet par semaine, ou 2 coups de fil à d’éventuels fournisseurs par jour, il faut passer à l’action. Lancer une entreprise, c’est par là que ça commence, et ce n’est qu’en faisant que petit à petit, jour après jour, votre projet prendra forme et qu’au bout de plusieurs mois, vous sentirez que ça y est vous y êtes, vous êtes un.e entrepreneur.e.

Le deuxième, c’est de TESTER. Tester votre couple produit/marché avant de vous lancer, ça vous fera économiser beaucoup de temps et d’argent. Ça ne sert à rien de tout prévoir dans les détails à fond derrière votre ordinateur, et de tout lancer d’un coup, pour enfin vous rendre compte que si vous aviez testé votre produit, vous n’auriez pas commis telle ou telle erreur fatale. Il faut parler avec des client.e.s, leur faire tester votre produit ou service, connaître leurs vrais problèmes, pas ceux que vous pensez qu’ils ont. En plus d’être super intelligent, c’est aussi plutôt sympa à faire, c’est un peu le seul aspect concret qu’on puisse avoir entre l’idée et la création.

Le troisième, c’est de vous ASSOCIER. Tout dépend de votre profil bien sûr, mais les chiffres ne mentent pas, les entrepreneur.e.s à plusieurs réussissent généralement mieux que tout.e seul.e. Personnellement, le fait d’avoir un associé et de tout partager, les joies comme les peines, c’est un élément clé. Je n’aurais jamais créé VIVO tout seul. Quand l’un ne va pas, c’est l’autre qui le remotive, et vice versa.

Site internet : www.vivo-wc.com
Contact : fabre.vic@gmail.com

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